Jamais avare d’études idiotes et de normes absurdes, l’Union Européenne a normé le sexe masculin européen. Il fait 17×5,6cm selon Bruxelles, et c’est ce chiffre que doivent prendre en compte les fabricants de préservatifs. Peu importe que c’était aux producteurs de savoir quelle taille donner à leurs produits, en faisant une analyse statistique, peut-être pays par pays, pour avoir des données plus précises qu’une seule norme pour pas loin de 190 millions de mâles européens. Peut-être aussi parce qu’il y a plus d’une taille de pénis mais une distribution statistique (courbe de Gauss ? autre ?) qui permet de produire les bonnes quantités ? D’ailleurs, à la réflexion pour les producteurs il serait imbécile d’utiliser LA norme si ils savent que cela ne correspond pas au « marché ». Mais c’est la norme LEGALE, donc pas de question: c’est comme ça!
Sauf que des docteurs allemands ont refait le boulot, sur ordre de leur gouvernement -qui n’a pas grande confiance en Bruxelles ?-. Résultat: le kiki allemand est riquiqui, 20% plus petit! Les docteurs allemands pensent -et je ne saurais remettre en cause leur hypothèse- que c’est la norme européenne qui est sur-estimée, et pas le pénis teuton. Et maintenant les préservatifs vendus risquent bien d’être 20% trop grands, grâce à la norme flatteuse… mais l’UE n’en est pas à son coup d’essai, car dixit la dépêche d’Ananova « After all, they have also ruled EU standard condoms should be able to hold 18 litres of fluid without breaking« . 18 litres (18L de quoi ?). C’est plus 20% d’exagération à ce niveau là …
update
El Stalnino me fait remarquer que l’on trouve ce qu’on veut en pharmacie: heureusement, les fabricants de préservatifs peuvent produire ce qu’ils veulent, puisqu’on en trouve de toutes les tailles, toutes les couleurs etc. Mais alors, à quoi bon la norme ? Et pourquoi la contester ? C’est encore une fois du fric foutu en l’air!
Tout ça me rappelle deux choses :
1°) l’inénarrable « guerre de la banane » dans laquelle la commission européenne s’est illustrée, statuant que les bananes propres au marché européen devaient obligatoirement être d’une taille comprise entre 18 et 22 cm (décidément, c’est une obsession…qui pourrait conduire à se poser des questions sur l’usage que la commission pensait réserver à ces fruits), d’un diamètre bien précis, d’un poids déterminé, d’une couleur tout aussi fonctionnarisée, etc…
Dans le cas de cette guéguerre, il y avait des arrière-pensées : favoriser les bananes africaines, principalement originaires des anciennes colonies françaises, au détriment des bananes commercialisées par les sociétés américaines (déjà …)
Qui sait s’il n’y a pas d’autres arrière-pensées dans le cas présent ?
2°) cette blague : En pleine guerre froide, les soviétiques passent commande de préservatifs aux USA. L’offre d’achat est examinée par le département d’état, qui n’en revient pas : les Russes leur demandent des préservatifs d’une longueur de trente-cinq centimètres!
L’heure est grave. L’honneur national est en jeu. On en réfère au président. Qui rassemble un think tank, pour savoir quelle attitude adopter. Le temps presse. Bientôt, il faudra livrer la marchandise.
Le jour dit, la commande est honorée. Sur chaque boîte de préservatifs, rigoureusement longs de trente-cinq centimètres, figure en grand le mot : « Small ».
Je ne sais pas si la norme a force de loi pour ce qui concerne les préservatifs ?
Mais sans doute nécessaire pour obtenir la label CE ?
Ou le label NF ?
Je me suis laissé dire qu’il existait plusieurs tailles en pharmacie ?
Et dans les sex shop y’a t’il diverses tailles et formes ? Les capotes vendues en sex shop sont elles conformes à la norme ?
RV tu devrais mener enquète pour compléter ton article.
Si le préservatif est trop grand, je suppose que ça peut poser un problème de sécurité..
Cela peut s’avérer grave, je trouve..
Mais bon, la commission Européenne n’a que ça à foutre apparemment, la taille des bananes, la taille des sexes, le chocolat sans cacao etc..
A quand la mesure de la profondeur « aux normes » des vagins européens ??!!
PFFF
J’en ai marre de cotiser pour que des bureaucrates passent leur temps à ce genre de conneries…
Oui El Stalnino, je ne sais pas si la « norme » européenne aura force de loi. On peut toutefois le supposer car la loi européenne est supérieure aux lois nationales. La norme UE va donc supplanter la norme française, qui devait être tout aussi ridicule.
Heureusement, les fabricants de préservatifs peuvent produire ce qu’ils veulent, puisqu’on en trouve de toutes les tailles, toutes les couleurs etc. Mais alors, à quoi bon la norme ? Et pourquoi la contester ? C’est parfaitement RI-DI-CU-LE.
Il me semble que la normalisation a certains avantages tout de même en termes de production et d’interchangeabilité. Si j’achète un roulement à bille standard, peu importe son fabricant, je ne me pose plus des questions à n’en plus finir mais compare seulement les prix et gagne ainsi du temps et de l’argent car les moyens de productions sont standardisés et produisent en grandes séries.
La norme est une référence, tu ne réfléchis plus, tu l’appliques, et tu es certain de ne pas te tromper.
La normalisation m’apparait plus un progrès qu’une gène.
Mais surtout in fine elle permet la réduction des coûts.
Après se pose le problème de savoir qui la définit et comment. Peut être est ce là qu’il y a matière à critique.
El Stalnino, j’ai dit que les normes étaient « mal » ? J’ai dit que j’étais contre tous les standards, quels qu’ils soient ?
Non.
« tu ne réfléchis plus, tu l’appliques, et tu es certain de ne pas te tromper »
Hé ben.
« La normalisation m’apparait plus un progrès qu’une gène »
Celle des bananes aussi. Et le chocolat aussi. Et la taille des verres de bière.
« Peut être est ce là qu’il y a matière à critique »
Et tu l’as vue ailleurs ma critique dans l’article ?
Ces normes correspondent à des moyennes, or, rien ne prouve que si la moyenne est 17 cm il y ait un homme qui fasse effectivement 17 pile poil, le reste doit etre + ou – ..
Reste qu’en cas d’obligation par bruxelles de ne pouvoir mettre sur le marché que CES presos là , ben celui qui l’a plus longue risque de galerer… le pauvre !
Et parce que la taille moyenne des Françaises est 1.65 m env. on va mettre les pantalons aux normes ??
[« Peut être est ce là qu’il y a matière à critique »
Et tu l’as vue ailleurs ma critique dans l’article ? ]
Alors soit précis et montre comment et par qui est réalisée une norme européenne et une norme française. Puis comment elle est modifiée et adaptée au cours du temps.
[17 cm ]
Rassure toi Clair tu n’es pas obligée de la dérouler jusqu’au bout.
Plus longue ç’est quand même… hors norme.
[on va mettre les pantalons aux normes ?? ]
Ils le sont, et les normes vont être modifiées suite à une grande campagne de mesure réalisée l’année dernière il me semble.
« Ces normes correspondent à des moyennes, or, rien ne prouve que si la moyenne est 17 cm il y ait un homme qui fasse effectivement 17 pile poil, le reste doit etre + ou – .. »
Rassure-toi, au nom de l’égalité de tous, l’Etat prendra les mesures pour s’assurer que tu respectes la norme !
On considère généralement ce genre de travaux comme une mesure libérale, libérale mais bassement utilitariste diront les libéraux les plus « purs ».
L’objectif est d’améliorer l’information à disposition des consommateurs sur le marché, pour favoriser la concurrence et donc l’efficacité de l’economie.
Les fabricants de préservatifs tentent par tous les artifices du marketing de brouiller l’information. Ce que les normes les empêche de faire.
Ainsi on peut acheter en toute condiance des produits bons marchés sans craindre pour sa sécurité.
Si la critique porte sur l’autorité qui émet les normes, qui devrait alors selon vous les émettre ?
« Alors soit précis et montre comment et par qui est réalisée une norme européenne et une norme française. »
Il y a des normes utiles et des normes inutiles. Les normes utiles peuvent parfaitement être mises en place par des groupements de producteurs: voltage sur équipement électrique, taille de telle ou telle pièce, etc.
Les autres « normes » sur la taille des capotes, sur les bières, sur le vin, sur ceci ou cela n’ont STRICTEMENT aucune raison d’être, et il n’y a QUE des Etats pour en inventer de pareilles, et pire: pour les imposer trop souvent!
Je ne vois pas en quoi le calcul de la taille des pénis européens ou la mathode de définition du vrai chocolat ou de la bonne banane m’intéresse!
« Ils le sont, et les normes vont être modifiées »
Ces mesures n’ont pas été réalisées par l’Etat mais par un consortium privé il me semble… dans tous les reportages je n’ai pas entendu une seule fois cité un organisme public. Si ça avait été un organisme public alors il a fait le boulot à la place de ceux qui auraient du le faire eux-mêmes, comme c’est le cas pour les « normes » utiles (et encore, on est très loin d’une « norme » là …). Comme dans le cas des préservatifs c’est une bonne connaissance du marché qui est recherchée: c’est aux producteurs de l’avoir, pas à l’Etat de leur apporter (en se trompant qui plus est dans le cas des préservatifs!)
Les fabricants ont du trouver eux memes les tailles correpondantes aux clients !
Nino, plus de 17 cm en érection (la capote au repos ça sert à rien ;) c pas hors normes…
Pour les pantalons, y’a pas NF dessus.. Levi’s par ex. developpé tout un systeme largeur / longueur qui te permet de choisir selon tes preferences (et selon ta taille / poids)
Pourquoi une autorité quelconque devrait fixer eds normes ? Je vois pas le libéralisme là .. Du moment où un produit correspond à des clients, no pb..
« Les fabricants de préservatifs tentent par tous les artifices du marketing de brouiller l’information »
Alors là , jamais vu.. Durex aurait donc tenté de brouiller l’info ?! Mais sur quoi ?! Le réservoir ? la taille ?
(PS : les 18 litres, c pour garantir de supers bombes à eau ;))
Je comprends pas ce que tu veux dire:
« libérale mais bassement utilitariste diront les libéraux les plus « purs » »
Pardon ?
« L’objectif est d’améliorer l’information à disposition des consommateurs »
Tu vas dans une pharmacie, tu achètes une boite de capote pour ta taille. Tu rentres chez toi, au moment fatidique elles sont trop petites ou trop grandes! Tu vas racheter les mêmes ? Oui=t’es un con, Non=tu viens de capter que cette marque mentait et qu’il fallait faire confiance à une autre.
D’autre part la norme n’empêche rien: c’est de TON sexe qu’il est question, pas de la taille moyenne!!!!!
« qui devrait alors selon vous les émettre ? »
Pas besoin de norme dans le cas des préservatifs: il suffit de vendre toutes les tailles (dans les bons volumes) et voilà tout!
De plus,lorsqu’une marque ment sur la composition,la taille,etc…d’un produit,c’est une violation du contrat,donc de la propriété privée.Eh hop,les juges feront leur travail.
Le théorie économique libérale montre qu’un marché est efficient lorsque certaines conditions sont remplies. Conditions qui caractérisent ce que l’on appelle une situation de « concurrence pure et parfaite ». Parmis ces conditions ont trouve celle de l’homogénéité du produit (qui nous intéresse ici) ou de l’atomicité de l’offre et de la demande (= pas de monopole des producteurs ou des acheteurs). Je cite cette dernière pour préciser mon propos quant au libéralisme utilitariste.
Pour un économiste libéral, une situation de monopole, d’un producteur par exemple, est néfaste. Pour la science économique, une intervention de l’état ayant pour but de casser un monopole est donc envisageable. Autrement dit, on peut voir apparaitre un « interventionisme libéral ». L’exemple en la matière est l’arsenal de lois anti-trust des Etats-Unis. D’un point de vue économique, c’est une forme d’intervention de l’état qualifiée de libérale. L’Etat sauvegarde le libre marché, source d’efficacité économique. Pourtant, certains libéraux, généralement davantage philosophes qu’économistes vont condamner par principe de telles interventions de l’etat, puisque pour eux, au nom de la philosophie libérale, l’intervention étatique est par définition illégitime. Ainsi dénonce t-il la tendance des économistes libéraux à ne condamner l’intervention de l’état que dans la mesure où celle-ci est nuisible à l’efficacité économique. On qualifie alors cette position de libéralisme utilitariste.
Revenons à nos préservatifs… Pourquoi peut-on se dire libéral tout en souhaitant une norme ? On touche ici à une autre condition de la concurrence pure et parfaite : l’homogénéité du produit. Pour un produit donné, fabriqué par différents producteurs (je les appelerais « offreurs ») il ne doit pas y avoir de différenciations : les consommateurs doivent être indifférent quant à l’identité de l’offreur. Autrement dit lorsque que vous allez acheter un préservatif, pour un modèle donné, le fait que ce produit soit de marque D, M ou X ne change rien pour vous. Mais il se trouve que D et M ont fait de la pub, des emballages plus allechants, …. alors que X est une marque (ou disons plutot un produit sans marque) qui vous est inconnue. Vous tenez à votre sécurité, et vous ne voudriez pas que votre préservatif se déchire à l’usage. Bien que X vende son produit bien moins cher, vous allez préférer acheter une boite de D ou de M, car vous avez davantage confiance en eux. Or un examen scientifique des différents produits montrerait que les préservatifs X sont d’aussi bonne qualité que ceux de D ou de M. Mais vous l’ignorez. Ainsi, votre choix n’est provoqué que par les tentatives de D et M de brouiller l’information sur le marché. [au passage, pour certains produits, le simple fait de vendre au dessus du prix du marché peut être un moyen de brouiller l’information]
Dans une telle situation le marché ne fonctionne plus de façon efficace. Il n’est plus source d’efficacité économique, d’une allocation optimale des ressources. La mise en place d’une norme peut éviter l’apparition de telles imperfections. Voyant les produits X, D et M répondant à une même norme de qualité, le consommateur peut acheter au meilleur prix.
Reste cette question de la taille. En toute rigueur, lorsque je parle du marché d’un produit donné, je désigne un produit aux caractéristiques essentielles semblables. Ce qui veut dire qu’un préservatif de 14 cm n’est pas le même produit qu’un préservatif de 17 cm. Il s’agirait donc, pour ces deux produits, de deux marchés différents. A priori le but des normes n’est pas d’empêcher l’existence de plusieurs tailles de préservatifs, mais, de proposer, pour une taille donnée, des critères de qualité. Aussi je pense que dans ce cas précis l’objectif de la norme, qui ne se résume pas à une simple taille, est une question de solidité du produit. Les critères de solidité dépendant de la taille de ce qui va rentrer dedans… Mais pas d’imposer qu’une seule taille de préservatif soit vendue, ce qui n’est pas le cas. Toutes les tailles de préservatifs n’étant pas produite (on ne trouve donc que rarement un produit pile à sa mesure), il est sans doute nécessaire d’avoir une idée de ce qu’est la taille moyenne.
Tiens, si on voulait rendre l’égalité des hommes ?! :))
Trop long, on coupe, trop petit on rajoute :)
Le jour où tous les hommes seront égaux.. Le cauchemard !!
> Si le préservatif est trop grand, je suppose que ça
> peut poser un problème de sécurité..
> Cela peut s’avérer grave, je trouve..
Bien vu. C’est effectivement le probleme principal.
Il risque simplement de glisser durant l’acte.
> Mais bon, la commission Européenne n’a que ça à foutre
> apparemment, la taille des bananes, la taille des
> sexes, le chocolat sans cacao etc..
Il ne manque plus qu’a en faire une norme ISO, avec des rapports de centaines de pages, decrivant par des formules mathematique la forme approchee…
> A quand la mesure de la profondeur « aux normes » des
> vagins européens ??!!
Ca va venir, tu verras. Les instruments gynecologiques devront etre standardises ISO :-)
> Il me semble que la normalisation a certains avantages
> tout de même en termes de production et
> d’interchangeabilité.
Oui, mais les preservatifs sont a usage unique et n’ont
pas besoin d’etre compatible avec quoi que ce soit
d’autre, si ce n’est avec le sexe de celui qui
l’utilise…
> La normalisation m’apparait plus un progrès qu’une
> gène. Mais surtout in fine elle permet la réduction
> des coûts. Après se pose le problème de savoir qui
> la définit et comment. Peut être est ce là qu’il y a
> matière à critique.
L’etat n’a pas du tout besoin de s’occuper de ceci.
Si on prend l’exemple du X-Consortium, on voit que
les industriels ont interet a s’entendre. (Non, non..
le X-Consortium n’a rien a voir avec les preservatifs.
Cela est en rapport avec X-Window, l’interface graphique
des systemes Unix). Ainsi, une application X peut
tourner sur un systeme et afficher une fenetre graphique
sur un systeme completement different. Par exemple,
a l’ecole d’ingenieur, je pouvais depuis un PC Intel
avec Linux me connecter sur un station Sun avec
processeur Sparc, y faire tourner une application dont
j’affichais la fenetre sur le PC avec Linux. Ou bien
depuis le systeme Macintosh PowerPC avec Mac OS X d’un
copain, je peux me connecter sur le PC Intel Linux qui
est chez moi, faire tourner des applications graphiques
qui s’affichent sur l’ecran du Macintosh…
Le X-Consortium est un exemple typique d’organisation
emettant des normes performantes realisees sans aucune
aide de l’etat. Meme, si l’etat definissait ceci, cela
deviendrait surement bureaucratique, casserait la
compatibilite, ajouterait des fonctions dont ni
l’industrie ni les utilisateurs n’ont besoin, tout le
processus serait beaucoup plus lent, empechant les
adaptations aux progres techniques…
Tous les industriels ont interet a respecter le protocole
X. Un systeme Unix, libre ou pas, n’a aucune chance
de s’imposer sur le marche s’il n’est pas compatible
avec le protocole X. Comme les applications meme
graphiques sont tres facilement portables entre
differents systemes Unix (normalement, il suffit de
recompiler…), un systeme qui ne respecterait pas
le protocole X n’aurait aucune application graphique
disponible…
> Ces normes correspondent à des moyennes, or, rien ne
> prouve que si la moyenne est 17 cm il y ait un homme
> qui fasse effectivement 17 pile poil, le reste doit
> etre + ou – ..
Je pense que 17 cm est exagere. C’est comme si l’UE
cherchait a viser le marche africain :-)
> L’objectif est d’améliorer l’information à disposition
> des consommateurs sur le marché, pour favoriser la
> concurrence et donc l’efficacité de l’economie.
Je crois surtout que ca sert a donner des emplois a
des fonctionnaires inutiles. Comme je l’ai dit plus
haut, les industriels se mettent d’accord spontanement
sur une ou plusieurs normes, lorsque cela permet une
meilleure efficacite du marche. Une fois que une ou
plusieurs normes sont etablies, tous les industriels
ont interet a la respecter.
> Les fabricants de préservatifs tentent par tous les
> artifices du marketing de brouiller l’information. Ce
> que les normes les empêche de faire.
Mais non, c’est de la fiction. Personne n’a interet
a faire des preservatifs invendables. Les industriels
ont aussi interet a ce que les gens achetent plus d’un
packet…
Revenons à nos préservatifs… Pourquoi peut-on se dire libéral tout en souhaitant une norme ? On touche ici à une autre condition de la concurrence pure et parfaite : l’homogénéité du produit. Pour un produit donné, fabriqué par différents producteurs (je les appelerais « offreurs ») il ne doit pas y avoir de différenciations : les consommateurs doivent être indifférent quant à l’identité de l’offreur. Autrement dit lorsque que vous allez acheter un préservatif, pour un modèle donné, le fait que ce produit soit de marque D, M ou X ne change rien pour vous. Mais il se trouve que D et M ont fait de la pub, des emballages plus allechants, …. alors que X est une marque (ou disons plutot un produit sans marque) qui vous est inconnue. Vous tenez à votre sécurité, et vous ne voudriez pas que votre préservatif se déchire à l’usage. Bien que X vende son produit bien moins cher, vous allez préférer acheter une boite de D ou de M, car vous avez davantage confiance en eux. Or un examen scientifique des différents produits montrerait que les préservatifs X sont d’aussi bonne qualité que ceux de D ou de M. Mais vous l’ignorez. Ainsi, votre choix n’est provoqué que par les tentatives de D et M de brouiller l’information sur le marché. [au passage, pour certains produits, le simple fait de vendre au dessus du prix du marché peut être un moyen de brouiller l’information]
Dans une telle situation le marché ne fonctionne plus de façon efficace. Il n’est plus source d’efficacité économique, d’une allocation optimale des ressources. La mise en place d’une norme peut éviter l’apparition de telles imperfections. Voyant les produits X, D et M répondant à une même norme de qualité, le consommateur peut acheter au meilleur prix.
Reste cette question de la taille. En toute rigueur, lorsque je parle du marché d’un produit donné, je désigne un produit aux caractéristiques essentielles semblables. Ce qui veut dire qu’un préservatif de 14 cm n’est pas le même produit qu’un préservatif de 17 cm. Il s’agirait donc, pour ces deux produits, de deux marchés différents. A priori le but des normes n’est pas d’empêcher l’existence de plusieurs tailles de préservatifs, mais, de proposer, pour une taille donnée, des critères de qualité. Aussi je pense que dans ce cas précis l’objectif de la norme, qui ne se résume pas à une simple taille, est une question de solidité du produit. Les critères de solidité dépendant de la taille de ce qui va rentrer dedans… Mais pas d’imposer qu’une seule taille de préservatif soit vendue, ce qui n’est pas le cas. Toutes les tailles de préservatifs n’étant pas produite (on ne trouve donc que rarement un produit pile à sa mesure), il est sans doute nécessaire d’avoir une idée de ce qu’est la taille moyenne.
Libéralisme et règle de droit.
Etre libéral, c’est découvrir que la propriété, la responsabilité et l’échange-contrat sont les conditions nécessaires et suffisantes de la liberté de chacun. La norme libérale tient dans ces composantes de la règle de droit qui, moralement, est la non agression. Faire abstraction de la norme libérale donne droit de cité aux errements habituels : l’intervention nécessairement violente des hommes de l’état, l’instauration de normes réglementaires – dont la liste des effets pervers peut dès à présent être établie, ainsi que celle des raisons qui seront invoquées pour les modifier ou les réformer le jour où … – et ce qui en est l’assise, des pénalités si non respect.
Produit et propriété.
On ne produit pas des choses.
On produit des choses dont on sait qu’on en aura la propriété ou qu’on aura la propriété d’un équivalent convenu au départ. La propriété réduit ainsi d’une première façon l’incertitude de chacun. On donne, épargne, transforme ou consomme des choses en sa propriété. La propriété étant décomposable le cas échéant en droits, on donne, épargne, etc. des droits de propriété plutôt que la pleine propriété. Bien qu’absolue en droit, la propriété a une limite : la responsabilité. Propriétaire, on est de fait responsable car on s’engage à réparer les dommages que le produit pourrait causer à autrui. De cette façon, la propriété-responsabilité réduit d’une deuxième façon l’incertitude de chacun.
Produit et échange.
On n’échange pas des produits (des services ou non) contre des produits.
On échange des droits de propriété sur ceux-là contre des droits de propriété sur ceux-ci. On le fait au comptant, spot, ou à terme, non spot (à conditions ou non). La possibilité d’échanger à terme est une troisième façon par laquelle propriété et contrat réduisent l’incertitude de chacun. Mais il y en aurait bien d’autres encore à citer.
Attention à l’économisme.
Le libéralisme, en tant qu’application de la norme libérale, est donc fondé sur la référence explicite à la règle de droit, une règle qui n’a rien d’arbitraire, d’aléatoire car morale et qui, pour ces raisons, est le moyen de base de la gestion du risque et de l’augmentation du niveau de vie de chacun.
L’économisme, c’est tout le contraire, c’est le non libéralisme. Sa règle est arbitraire, aléatoire, a-morale (ce qui amène parfois à en rire – « préservatif » – alors qu’elle devrait susciter d’autant plus l’ire). C’est la démarche qui fait abstraction de la règle de droit ou fait valoir des imperfections – voilà encore un mot risible, qui devrait faire rire, mais ce n’est plus le cas semble-t-il – de celle-ci pour, impunément, construire, à la place, des normes ! L’appel à la chose publique (république), au service public, au gouvernement du peuple par lui-même (démocratie), à l’intérêt général, à la lutte contre les inégalités, à l’intervention de l’état, à la sécurité sociale, au bonheur, au développement – durable -, à la paix etc. vise autant à justifier les normes qu’à les faire admettre. Selon le mot d’appel, l’économisme est ainsi, dans le désordre, le marxisme, le socialisme, une forme ou une autre de keynésianisme, le libéralisme social, la sociale démocratie.
Le libéralisme n’a qu’un mot d’appel : la liberté de chacun et une seule doctrine : l' »Ã©cole autrichienne ».
Merci Monsieur Lane d’avoir la gentillesse de nous éclairer.
Mes sentiments – très – respectueux.
J’en rajoute une couche :
– la concurrence pure et parfaite n’existe pas.. Une entreprise fait avec sa situation géographique, la situation du pays dans lequel elle se trouve, et
les lois qui régissent son activité.
– Une situation de monopole n’est pas forcément néfaste ; Si j’en crois Salin, il n’y a pas de monopole tant qu’il y a possibilité de se mettre sur le marché.
S’il y a monopole de fait, c’est qu’aucune autre entreprise n’a su être concurrentielle..
– L’homogeneité serait une condition de concurrence parfaite ; là encore, il me semble que dans une situation de « vraie » concurrence les produits ne sont pas forcément homogènes, ni identiques (la banane peut mesure 10 cm comme 25, ça reste une banane !) au contraire, j’aurais tendance à croire qu’il y aurait plus de diversité..
– Le « cher = bien » est un sophisme.. Tout les consommateurs ne fonctionnent pas sur cette base, et tous en sont pas accros aux marques..
Ane Onyme, j’ai l’impression que vous pensez que le consommateur est naif.. C un peu réducteur ..
[La concurrence pure et parfaite EST UN MYTHE.C’est une invention.Une situation de monopole ne nuit PAS à l’efficacité économique.Pourquoi?Parce que ce que certains économistes « libéraux » auraient dû voir c’est que le monopole doit tenir compte du fait qu’à tout moment un concurrent peut apparaître.]
Rassure toi, ils ne t’ont pas attendu. Bien souvent le monopole s’accompagne de ce que l’on qualifie de barrières à l’entrée d’un marché. (qui peuvent être de fait, c’est à dire non volontaire de la part du monopoleur, ou volontaire)
[Le libéralisme n’a qu’un mot d’appel : la liberté de chacun et une seule doctrine : l' »Ã©cole autrichienne ».]
Qui défini ce que recouvre la liberté de chacun ? L’école autrichienne ? Hayek, par exemple, qui considère ses collègues autrichiens libertariens comme de simples anarchistes ?
[Qui défini ce que recouvre la liberté de chacun ? L’école autrichienne ? Hayek, par exemple, qui considère ses collègues autrichiens libertariens comme de simples anarchistes ?](dixit l’âne onime)
Personne ne définit la liberté comme s’il existait une autorité humaine qui décréterait ce qu’est la liberté. Une définition juste se découvre, elle est fondée sur la réalité, on ne peut pas dire n’importe quoi. Peu importe ce que pensait Hayek de ses ex-collègues, l’école autrichienne comporte plusieurs branches et Hayek représente sans aucun doute une des plus importantes. Mais le tronc, le pilier de l’école autrichienne c’est Ludwig von Mises et ses successeurs naturels: Rothbard et Hoppe. Rothbard a donné une cohérence définitive à l’école autrichienne en lui apportant le volet éthique rationnel que Mises présupposait déjà sans le voir (ce qui l’a conduit à quelques incohérences lorsqu’il devait justifier le choix du libéralisme).
Plus précisément maintenant, Hayek a défini la liberté (politique) comme absence de coercition. C’était un bon début sauf que la coercition est un concept encore trop étendu, ainsi Hayek jugeait qu’il y avait coercition lorsqu’un individu était « obligé » de se plier aux exigences d’un employeur exerçant un monopole de fait dans une région. C’était la porte ouverte à la social-démocratie et Rothbard a démontré que cet entrebâillement deviendrait nécessairement une porte grande ouverte et que plus rien ne pourrait distinguer le libéralisme du socialisme démocratique.
Le courant principal de l’école autrichienne définit la liberté comme absence d’agression des droits de propriété. Si des droits de propriété sont définis alors toute atteinte à ces droits est une atteinte à la liberté individuelle. C’est clair, c’est net, nécessaire et suffisant.
A lire absolument: le texte de Hoppe sur l’école autrichienne, on le trouve dans la rubrique « fichiers » de la liste des « rationalistes-autrichiens », voir sur ma page perso à la fin :-)
Excellent Hervé !! Bravo. Les sociologues peuvent maintenant étudier l’influence sur leurs décisions de la culture nationale des membres du Politburo de Bruxelles. Y a peut-être des Marseillais dans le tas :-)
[Le courant principal de l’école autrichienne définit la liberté comme absence d’agression des droits de propriété. Si des droits de propriété sont définis alors toute atteinte à ces droits est une atteinte à la liberté individuelle.]
Et qui défini les droits de propriété ? Qui juge que tel ou tel comportement en constitue une atteinte ?
Qui définit les droits de propriété ?
Je n’aurais pas l’audace de vous définir. Pourtant, par votre question, vous m’invitez à le faire.
Vous êtes propriété, cher Monsieur Jourdain,et les actions que vous choisissez librement de mener font varier votre propriété ou, si vous préférez le mot, votre patrimoine, à concurrence, en particulier, des résultats que vous obtenez et que vous vous appropriez.
Vous avez une réalité charnelle, physique et spirituelle, mais la propriété l’enveloppe et permet de réduire votre ignorance partielle à son sujet et l’ignorance partielle de chacun d’entre nous : d’ailleurs, vous savez que si vous êtes agressé … et je sais que si je vous agresse …
En choisissant d’abandonner tel élément de votre propriété, vous donnez naissance à un droit de propriété, vous le définissez. En étant prêt à l’échanger, vous donnez naissance à un droit de propriété échangeable, vous le définissez. Si je suis d’accord avec vous sur la définition, je serais peut-être prêt à l’acquérir à certaines conditions.
Perméablable aux sophismes socialistes, vous convoitez peut-être la propriété d’autrui au prétexte qu’elle serait trop élevée, que l’inégalité est trop grande et s’accroît en dépit des mesures socialistes prises par les socialistes pour les réduire !
Ne gaspillez pas votre temps, qui n’est jamais qu’un élément de votre propriété. Efforcez-vous plutôt d’apprendre à connaître votre propriété. Comme chacun d’entre nous, vous ignorez en partie les richesses que vous possédez, vous sous-estimez en partie votre propriété.
A fortiori, vous ne sauriez être prêt à échanger avec moi un droit de propriété que vous ignorez. Mais moi, de mon côté, je puis avoir une connaissance d’un droit de propriété que vous possédez et que vous ne savez pas posséder, cher Monsieur Jourdain. Soit je choisis de le prendre et vous n’y verrez que du feu, soit je vous en informe et, pour autant que vous comprenez ce que je dis, nous essayons de nous accorder sur un échange.
Le rire est le propre de l’homme.
Excellentissime !!
beaucoup d’intello devraient se poser la question de
savoir si la masturbation influence les cours du
petrole en corse…
et beaucoup d ‘idées devraient finir au fond d’un
preservatif, sans distinction de formes, de tailles, ou
de couleurs…
preservativement votre.
Henri Potier a trouvé la bonne formule pour résumer tout ce qui a été dit à propos des préservatifs. Et l’aboutissment me paraît tout à fait de circonstance.